Quand deux jeunes garçons âgés d’à peine onze ans se retrouvent derrière le mur d’une école avec un autre camarade de classe et que l’un le sodomise de force tandis que l’autre lui impose une fellation, c’est un crime, un viol (référence à un article paru dans le journal Le Parisien au mois de mai 2006).
Quand des jeunes mineurs brûlent des voitures, simplement pour en faire un trophée de leur joie délinquante. Et que bien souvent, les propriétaires sont des citoyens aux maigres revenus qui se sont sacrifiés jusqu’aux derniers centimes pour s’acheter un véhicule qui est leur outil de travail. C’est un acte de voyous.
Quand des jeunes gens tabassent des camarades de classe juste pour filmer leurs agissements et les faire passer sur Internet ou quand ils s’en prennent à des chauffeurs de bus, à des contrôleurs ou encore aux professeurs parce qu’ils affirment « avoir la rage ». C’est de la violence gratuite. Des politiques veulent nous faire croire que c’est dû uniquement au fait que ces jeunes délinquants n’ont pas de travail, qu’ils vivent dans des lieux dégradés ou encore ce n’est qu’une histoire de mômes. Certes, ils éprouvent des difficultés liées à la discrimination, au racisme, mais le souci majeur de quelques-uns reste l’argent facile. « On veut de la maille » disent-ils. Ils ont perdu ce goût de l’effort et ne veulent pas selon leurs explications, travailler comme leurs parents pour un salaire de misère. Ils font comprendre qu’il existe d’autres moyens pour gagner sa vie que de se lever tôt pour travailler. Ce n’est pas une histoire de gamin tout simplement, mais l’échec d’une part de tout un système éducatif et d’autre part d’une perte de la valeur de ses actes.
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