
Dans les régions d’outre-mer, l'immigration clandestine est amplifiée du fait de l’étroitesse économique, de la superficie peu étendue des territoires et de leur
spécificité insulaire. La surveillance frontalière des îles, maritime ou autre, est très compliquée. Les frontières sont perméables à souhait, ce sont de véritables passoires. Il ne
passe pas une journée sans que des étrangers débarquent illégalement sur les côtes, ou traversent les forêts. Les Surinamiens, les Brésiliens, les Comoriens, les Dominicais, les Sainte-Luciens,
les Haï- tiens qui quittent leurs pays en pensant échapper à leur impécuniosité et ainsi trouver de meilleures conditions d’existence, font les frais d’un sentiment acerbe de xénophobie, accentué
par des difficultés pour les locaux à bénéficier d’aides sociales. Ils ont la sensation que les immigrés souvent clandestins, que certains appellent les indésirables en Guadeloupe,
profitent de tout, ne respectent pas les lois du pays d’accueil et coûtent cher en impôts. Les tensions entre les communautés, les risques de conflits interethniques sont palpables.
Selon le rapport d’information du député Thierry Mariani (lors du projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration, 2006), par comparaison, la métropole compterait près de dix-huit
millions d’étrangers en situation illégale si elle avait la même proportion de clandestins que les territoires ultramarins les plus exposés. Cela représenterait environ, plus de 33 % de la population métropolitaine.
C’est une pression migratoire d’étrangers clandestins qui est insoutenable. Une telle situation en France métropolitaine susciterait de la colère, d’innombrables protestations. Ce sont des
millions d’individus qui seraient perdus dans la nature. Vu la fragilité du tissu économique outre-mer, on assiste à de sérieuses catastrophes sociales. Les services publics sont complè- tement
fragilisés par une déferlante d’étrangers en situation illégale qu’il faut prendre en considération, alors que le financement n’est pas prévu pour cette circonstance. C’est l’engorgement des
maternités, des structures scolaires, entraînant un accroissement verti- gineux des charges pour les collectivités locales qui n’ont pas les moyens de faire face à toutes les demandes. Les femmes
sont déjà enceintes dans la plupart des cas, lors de leur arrivée sur le territoire. Elles ont parfaitement assimilé les lois françaises, et réclament leur régularisation parce que leur enfant
est né en France, ou y est scolarisé. C’est aussi l’extension des bidonvilles, des constructions illégales de logement en faisant fi de toutes règles de construction, de toute règle foncière. Les
clandestins construisent sur le sable, dans la mangrove. Il n’y a ni système de tout-à-l’égout, ni de sanitaires. Les plages sont souillées par des déchets, des matières fécales. La
terre est détériorée par des déversements de détergents, et autres produits toxiques, avec des conséquences malheureuses de dégradations élargies sur l’environnement, l’écosystème. Les locaux
disent financer toutes les aides et les allocations dont parfois ils sont eux-mêmes exclus. Cette situation est vécue comme une véritable injustice par des familles à condition modeste qui ont,
elles aussi leurs difficultés. Certaines gagnent trop pour bénéficier d’aides et pas assez pour s’en sortir de leurs tracas sociaux...
Sans commentaire....
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