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  • : Arole Lamasse
  • Arole Lamasse
  • : Ne jamais dire que tout est fatalité...Même lorsqu'on croit que tout est fini, notre chemin est toujours parcouru par un plus grand que soi !Je préfère la réalité à la vérité toute faite des autres qui ne s'exprime que dans les discours... mais, je ne cesse point la recherche de ma vérité, cette quête du sens qui permet de trouver la voie de son bonheur, la lumière. (les articles syndicaux ou de politique syndicale sont au titre du syndicat Autonome à la RATP)
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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 11:36

Évoquer son salaire est monnaie courante aux États-Unis.

Pas chez nous. Peur des jalousies ? D'être réduit à ce que nous gagnons ? Une certitude : ce que nous touchons nous touche.

Nous le savons depuis Freud, parler d'argent, c'est parler de ce que nous avons et de ce que nous n'avons pas, de nos manques et de nos frustrations, de nos rêves et de nos impuissances. Le sujet est tabou, donc. En France plus qu'ailleurs, comme l'a analysé la sociologue Janine Mossuz-Lavau : « Nous descendons d'une culture paysanne dans laquelle on ne parlait pas d'argent et où l'autosuffisance était la règle. » De plus, « le poids du catholicisme, religion tournée vers les pauvres, est important. » Enfin, « sous l'influence du marxisme, le profit est souvent considéré comme immoral ».

Une motivation insuffisante
Faut-il en déduire que le fameux « travailler plus pour gagner plus » a fait sauter un tabou ? Que plus on gagne, plus on est désinhibé vis-à-vis de l'argent et motivé par son travail ? Pas sûr. Le psychologue américain Frederik Herzberg a montré que si la rémunération peut être un facteur de mécontentement, elle ne suffit jamais à motiver. « Primes, rallonges et autres bonifications viennent confirmer qu'il est toujours nécessaire d'en rajouter un peu plus dans la quête infinie du meilleur salaire, affirme ainsi Gilles Arnaud, chercheur en psychosociologie des organisations ; ce en quoi le management par la récompense peut "faire courir" les travailleurs, mais cela ne les fera jamais "désirer" ». Avant d'ajouter : « Si le salaire ou ses équivalents se posent imaginairement comme un signe possible de la recherche d'excès, il interdit que le désir aille trop loin et se transforme en jouissance. » Pourquoi ? Parce que l'argent en soi - à condition d'en gagner suffisamment - n'est qu'un substitut qui masque notre désir profond. Voilà bien toute l'ambiguïté de cet argent gagné par notre labeur : il est ce qui nous fait vivre et éventuellement « courir », mais il est aussi ce qui masque notre désir réel, désir de se réaliser, de s'épanouir, de trouver du sens à son travail. Un désir qui, évidemment, ne se négocie pas. (Nordéclair)

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Published by aroloblog
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