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Ne jamais dire que tout est fatalité...Même lorsqu'on croit que tout est fini, notre chemin est toujours parcouru par un plus grand que soi !Je préfère la réalité à la vérité toute faite des autres qui ne s'exprime que dans les discours... mais, je ne cesse point la recherche de ma vérité, cette quête du sens qui permet de trouver la voie de son bonheur, la lumière. (les articles syndicaux ou de politique syndicale sont au titre du syndicat Autonome à la RATP)

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"Joint Attitude !"

 
            Culture de cannabis

     Une ambiance de « joint attitude » règne entre certains jeunes. Ils font du trafic de drogue à petite échelle, mais leur organisation est déjà très professionnelle et digne des grands trafiquants :

*Quelques-uns pour monter la garde à l'entrée des cités,
*Des rabatteurs de clients potentiels,
*D'autres pour vendre la drogue.

Ce manège diabolique est connu de tous les habitants des quartiers qui se gardent bien de dénoncer quiconque aux forces de police, tant la peur de représailles est grande et réelle. Ce sont les enfants de la famille qui peuvent être importunés, agressés, les boîtes aux lettres cassées ou remplies d'urine, les voitures vandalisées, les logements fracturés, graffités, mis sens dessus dessous, etc.

Ces délinquants n'hésitent pas à planter eux-mêmes cette saleté pour augmenter les marges de bénéfices de leur vente. Les caves des immeubles, les ascenseurs sont très prisés comme cachettes. Tout nous laisse à craindre le pire pour l'avenir...

La confiance aidant, certains consommateurs ou vendeurs de cannabis ne me cachent pas leur dépendance complète à la marijuana (herbe). Quand je leur demande comment ils ont commencé ? C'est volontiers qu'ils me répondent en pensant peut-être me convaincre par ces arguments qui les ont séduits.

Ils me louent des bienfaits de performance sexuelle, d'un bon remède contre l'obésité, etc. Ils vont jusqu'à me dire que c'est une volonté divine de consommer du cannabis parce que le premier plant a été trouvé sur la tombe du prophète Moïse. C'est vous dire l'ensemble des coquecigrues que l'on peut exprimer pour enrôler les gens, les attirer.

Je refuse d'accepter pour notre jeunesse un avenir de « pétard » (joint de cannabis). Je n'encourage pas l'esprit de légèreté de ces acteurs politiques qui souhaitent dépénaliser, légaliser le cannabis en arguant que ce n'est pas plus grave que de boire un verre de rhum. Nos jeunes méritent mieux que de la drogue ou de l'alcool...

Cette banalisation de « l'herbe » aux yeux de la population est contre-productive.
J'ai assisté impuissant durant mon plus jeune âge à la déchéance lente, mais sûre de quelques amis. Ils ont débuté au petit joint et ils sont arrivés à la consommation du « crack » (cocaïne). Je les ai vus vivre de vrais martyres. Se plaçant au bord des caniveaux pour aspirer et boire l'eau qui s'y trouvait par exemple.

À la recherche de toujours plus de sensations fortes, d'effets euphoriques tout en essayant selon eux d'échapper à la détection du cannabis dans le sang, des consommateurs absorbent des boissons alcoolisées mélangées avec de l'essence comme pratiques masquantes. On ne peut pas laisser notre jeunesse se pourrir la santé, la vie sans rien dire, rien faire. Il faut réprimer de manière plus intelligente la consommation de cannabis chez les jeunes. Les menaces de peines de prison pour usage, nous ont montrés leur limite, puisque la tendance à la hausse ne s'est jamais infirmée, elle est même en constante progression chaque année.

Accentuons et rendons obligatoires dès l'école primaire les informations sur les conséquences nocives de la drogue (palpitations, yeux rouges par gonflement des vaisseaux sanguins, sensation de nausée, bouffées délirantes, cancer prématuré du poumon, troubles mentaux, du langage, etc.), et tordons ainsi le cou aux opinions communément admises, discours fallacieux sur le sujet. N'hésitons pas à collaborer et faire intervenir dans les écoles, d'anciens consommateurs qui pourront instruire sur leur parcours de dépendance cannabique. Intensifions le déploiement de cellules municipales ou le consommateur serait reçu avec sa famille ou non et garderait l'anonymat.
 
Les jeunes chenapans n'hésitent pas à s'appeler entre eux « caillera », ils disent vouloir faire « des trucs de ouf » et ils ont des tee-shirts où ces mots sont inscrits en gros caractères comme une sorte de revendication sociale ou identitaire. Leur conversation est parfois distillée au rythme sonore d'une mitraillette et ils se plongent dans le refus de toutes contestations ou de remise en cause. Ils parlent en termes de territoires sur lesquels ils décident qui y pénètre ou pas. Ils cherchent à tout instant le défi, à ce qu'on s'intéresse à eux, au risque dans le cas contraire de tout faire brûler, de tout « niquer » selon eux.

Le mensonge, le reniement des faits sont des règles habituelles quand ils sont accusés d'être l'auteur d'un acte répréhensible, même s'ils sont pris en flagrant délit. Ils sont capables des pires obséquiosités pour qu'on les croie innocents. Ne rien avouer fait partie d'un code de conduite chez ces jeunes malfaiteurs. Pour eux, c'est être « un bonhomme » d'agir ainsi. S'ils faillissent à ce code, ils peuvent être rejetés par leur bande d'amis qui les traite de félons et de « couilles molles ».

Ces voyous ne sont pas caractéristiques de la jeunesse, mais leur faible proportion suffit pour troubler la quiétude de tout un quartier ou d'un établissement scolaire. Contrairement aux idées reçues, cela n'est pas uniquement l'apanage des jeunes de banlieues pauvres. Tous les milieux sociaux sont atteints, à un degré ou à un autre, par cet esprit de facilité, ce manque de respect et ce refus caractérisé de l'autorité. Le système scolaire, qui est là pour éduquer, apprendre à apprendre aux élèves, ne doit pas capituler. Elle doit reprendre le dessus pour aider ces délinquants avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'ils ne deviennent irrécupérables. L'ensei- gnement des droits et des devoirs de chacun, du respect des autres, des lois, de la liberté d'autrui, du foncion- nement des institutions (leur pouvoir, leur rôle), et de la valeur des mots méritent un replacement au centre de la scolarité. Il faut agir sans relâche face à la violence, et surtout ne pas tomber dans la facilité de la tendresse et de l'alibi, ne pas toujours chercher à justifier des infractions à la loi. Les sanctions prononcées par la justice doivent s'exécuter rapidement afin de renforcer leur utilité, leur efficacité. Si une personne est condamnée et n'exécute sa peine que six mois à une année plus tard, l'impact n'est pas le même. Organisons-nous afin qu'un immeuble « graffité », par exemple, voie sa remise en état effectuée avec la participation du coupable. La sanction, mais aussi la collaboration aux réparations, sont des intégrations logiques à la condamnation.
(extrait du livre - Ma France Haine ou Confiance - publié aux éds. Paulo Ramand)

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